« Même si la visite des camps a été très
dure, beaucoup plus dure que ce que je pensais, ce voyage m’a énormément
appris de choses, je l’ai trouvé super ! »
« Le train de la Mémoire est une expérience inoubliable.
La visite du camp d’Auschwitz I a été assez dure
et impressionnante, surtout l’endroit où on a vu les cheveux
des détenus, mais l’ensemble des visites (Birkenau et Auschwitz
I) ont été très intéressantes. »
« Même maintenant, j’ai l’impression de ne pas
réaliser, de ne pas avoir entièrement pris conscience de
tout ce que je viens de voir et d’apprendre. Je pense qu’il
va me falloir un certain temps, pour repenser à ce que j’ai
vu à Auschwitz, et faire le tri dans toutes les informations que
j’ai reçues. »
« Même au milieu des camps, des baraques, il m’est
encore difficile d’imaginer qu’en ces lieux même ont
souffert et sont morts tans d’hommes et de femmes. Ce fait même
me fait prendre conscience de la distance entre la société et
ce morceau d’histoire, cette déshumanisation. Un sentiment étrange
et un serrement au cœur m’ont parcouru durant tout ce voyage
intellectuellement et historiquement très intéressant. »
« La visite des camps, même si parfois assez dure, a été une
expérience très enrichissante. Bien que j’aie encore
du mal à réaliser, je suis contente d’avoir fait
ce pas vers la prise de conscience et de m’être rapprochée
des victimes de la Shoah. »
« Instructif, mais très dur, pas toujours comme si on en
parlait « à distance », on est sur les lieux, on voit
des restes. Poignant. »
«
C’était un voyage extrêmement enrichissant mais je
n’arrive pas à réaliser et je pense qu’il me
faudra un certain temps. Un tel voyage ne peut laisser personne indifférent,
je pense qu’on ne peu en revenir que changer en tous cas pour moi. »
« La réalisation de ce voyage est selon moi une expérience
unique permettant ainsi un e prise de conscience, des atroces et innommables
massacres effectués par les nazis. La connaissance de ces faits
est une véritable remise en cause de l’homme, de sa nature.
D’un point de vue purement philosophique, on pourrait s’interroger
sur la capacité de l’homme à proférer la destruction
y compris envers des sujets comme lui, au sens où le sujet est
un individu. Cependant malgré l’épanodiplose « l’homme
est un loup pour l’homme » illustrant parfaitement ces actes
indescriptibles, ce voyage est aussi porteur d’espoir rien que
par son existence même, prouvant que l’on n’a pas oublié,
qu’il est nécessaire de le rappeler aux générations
futures pour à tous prix éviter une répétition
de l’histoire ainsi qu’une banalisation du génocide
et des tortures faites par les nazis à l’encontre d’être
humain. Puisque c’est cette même banalisation et cette « industrialisation » de
l’extermination qui a permis ces actes ineffables sans remords
de la part des nazis. Le train de la mémoire n’est donc
pas à prendre à la légère même s’il
est parfois nécessaire de prendre du recul face à ces faits
susceptibles d’être psychologiquement difficiles à supporter. »
« Le train de la mémoire est, je pense, une expérience
unique, enrichissante et en tout point positive même si paradoxalement
le voyage se révèle dur et éprouvant psychologiquement.
En effet, on se retrouve, à Birkenau et encore plus à Auschwitz
I, complètement submergé par la quantité d’horreurs
auxquelles on nous met face. Pourtant, j’ai été prévenue,
mise en garde de tout ce que j’étais susceptible de voir
et je pense qu’il en est de même pour tous les élèves.
Nous avons été volontaires pour ce projet et nous nous
sommes tous préparés en connaissance de cause. Mais il
n’empêche que la réalité visuelle ne peut être
remplacée par les livres. C’est comme si on redécouvrait
la réalité, en plus dure encore parce que la première
fois, on ne voulait, pouvait pas réellement y croire et je pense
que, encore, nous n’avons pas tout réalisé et, que
de toute manière, toute personne n’ayant pas vécu
ces horreurs ne peut réaliser entièrement.
Ce voyage nous permet juste de réaliser un peu plus, un petit
plus qui nous fera oublier un peu moins ce qui est, je pense, important
pour un devoir de mémoire. Ce que j’ai ressenti, lors de
ces visites, était surtout de l’incompréhension,
j’ai encore du mal à comprendre ce qui a poussé à tuer
tant d’hommes, femmes et enfants. Il y avait bien sur, de la tristesse
et en cela, le train de la Mémoire est unique car il permet un
partage de toutes ces émotions. Le train est une expérience
qui m’a énormément apporté et appris, autant
humainement qu’historiquement.
De plus, l’ambiance était géniale, je ne regrette
vraiment rien et je remercie vraiment les organisateurs.
J’ai oublié de rajouter que la marche silencieuse et la
cérémonie à Birkenau m’avaient énormément
touchée dans le sens où on sentait que toutes les personnes
présentes étaient impliquées et concernées
en même temps par une même chose. »
« Cette expérience du train de la mémoire fut très
intense, autant émotionnellement que psychologiquement. Ce travail
de mémoire qui nous paraît si peu important se retrouve
ici comme plus qu’essentiel.
Le fait de se dure que ça a pu un jour réellement exister
ne semble pas évident, c’est un véritable effort
qu’il faut faire, un effort du point de vue moral (comment est-ce
possible ?), et surtout un effort au niveau de l’émotion
(il faut être prêt à affronter tout cela… mais
c’est loin d’être facile, même en étant
conscient de ce que ça représente.).
La seule et unique question qui me vient à l’esprit après
(et même pendant) le voyage, c’est : Pourquoi ? Je ne comprends
pas et même en prenant le recul nécessaire ou quoi que ce
soit d’autre, je ne parviens pas à comprendre ; et j’admire
les survivants qui tenaient à pardonner les nazis de tous leurs
crimes horribles. »
«
Un des moments les plus forts et intenses pour moi a été la
cérémonie du Kaddish à Birkenau… En effet,
c’est un moment qui m’a énormément touchée,
je ne suis pas juive mais j’arrivais à ressentir quelque
chose, et je comprends maintenant « pourquoi » et ce que
cela représente pour un juif.
Pour finir, je voudrais dire que c’est une expérience des
plus « humanisante », dans laquelle on se rend compte de
ce que « devoir de mémoire » veut dire.
Merci aux professeurs.
Merci.
Je n’oublierai pas. »
«
Eprouvante aventure, touchante enrichissante et vivante. Comment décrire
autant d’émotions en si peu de mots. J’ai juste ressenti
les émotions les plus fortes de ma vie. J’ai ressenti l’espérance,
la déception, le mal être, l’incompréhension,
la remise en question, la tristesse en regardant ses visages et ces regards.
Ces regards vides qui ne laissent rien paraître mais qui s’expriment
sans parler. Et lorsque je ne pouvais plus parler alors j’avais
compris. J’avais compris juste ce qu’il m’était
possible de comprendre, j’ai trouvé des réponses à mes
questions durant ce voyage. J’ai essayé d’imaginer
mais je n’ai pas réussi car voir la réalité,
voir l’histoire ressurgir dans le présent c’est encore
plus dur. On s’interdit de se plaindre, de demander quelque chose,
de rire, on éprouve de la honte. J’ai grandi. Je reviens
pleine d’espérance. Une marche silencieuse qui vous empêche
de prononcer un mot et une marche de l’espérance qui représente
un symbole si fort, la fin de mon voyage mais aussi la fin heureuse du
voyage que ces millions de personnes, qui sont partis, ont rêvé de
faire. Auschwitz I, le plus dur des musées au monde. Cet endroit
parle sans explication et le contexte de visite guidée était
très difficile à accepter pour la plupart des élèves.
Une expérience que je n’oublierai pas.
Une expérience pleine de partage, d’amour, d’humanité.
Merci. »
«
Principalement ce que j’ai compris et aimé dans ce train
de la mémoire, c’est la symbolique des choses. Le fait de
prendre le train plutôt que l’avion nous permet de réfléchir à ce
qu’a été la condition de vie des déportés.
Même si on a du mal à se l’imaginer. Ensuite, arrivé en
Pologne, j’ai pu me rendre compte de la condition dans laquelle
les internés vivaient. En effet, le brouillard et le froid qui
y régnaient montraient l’enfer dans les camps.
Dans un second temps, pendant la marche silencieuse, j’ai eu le
sentiment de marcher vers le camp comme les juifs marchaient vers Birkenau,
au pas et d’un ton mélancolique. »
« Cette expérience de participer au train de la mémoire
est inestimable, unique et inoubliable. Il est clair que cette démarche
n’était pas facile mais justement nous avons pu profiter
de la longue et conséquente préparation qui a précédé le
départ. En effet, sur place on a pu mesurer l’importance
de celle-ci. Ces quelques jours furent très intenses à différents
niveaux et ont été très formateurs. A ce moment
de retour du voyage, je voudrais très simplement dire un très
grand merci pour l’organisation et à toutes les personnes
ayant participé à la mise en œuvre de ce projet, ce
fut un travail, je pense, très important mais je crois que cela
en a valu la peine ! Tous les moments très intenses que nous avons
partagés ensemble resteront inscrits au plus profond de nous même
; ils ne plongeront pas dans l’oubli !
Encore merci beaucoup pour tout. »