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Le Sixième train de la mémoire

 

 

Rréflexions d’élèves à la suite du précédent train

« Venir à Auschwitz et préparer ce voyage a été une expérience hors du commun qui m’a fait mûrir et qui m’a fait prendre conscience de la nature de l’homme. Je sais qu’il y a une faiblesse en chacun de nous et qu’il faut être vigilant face aux autres mais aussi face à soi. Je suis persuadé qu’une fois que l’on a pris conscience de ce que l’homme peut faire alors on devient plus fort et plus humain que jamais. »

« On pourrait se dire que finalement la Shoah est quelque chose de très loin, qui appartient au passé. Or il n’en est rien. Plus je réfléchis, plus je pense que ce sur quoi nous avons réfléchi est ancré dans notre présent. Sur le plan personnel, même si je chemine encore, je pense pouvoir mettre un sens sur les mots humanité et inhumanité. Cela me fait aussi un peu peur car j’ai la certitude que l’homme peut mettre toute sa raison à l’exécution de quelque chose d’absolument machiavélique, quelque chose visant à se détruire lui-même. Mais cette peur ne me fait pas reculer, je souhaite travailler sur moi, sur ce qui m’entoure, pour ne jamais risquer de tomber dans le piège »

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Pourquoi un sixième train de la mémoire ?

Ce projet s’inscrit dans une expérience commencée en 1996. Son but est de sensibiliser des lycéens de première et terminale à la réalité de la Shoah.

Après une longue préparation menée dans chaque établissement, ces jeunes partent en train spécial pour Auschwitz, prennent du temps à Birkenau puis à Auschwitz 1 et repartent à Paris par le même moyen.

Le mode de transport, le train, n’est pas choisi pour des raisons symboliques mais il nous est apparu qu’il était propice à un travail de préparation immédiate à l’aller, de même qu’il permet un travail d’approfondissement et un temps d’accompagnement au retour.C’est indispensable pour les jeunes.

Il faut compter environ 25 heures de voyage à l’aller et au retour. Le train étant sonorisé, les temps de trajet sont utilisés pour des informations, des échanges et des tables rondes.

 

 

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Programme des cinq jours

  • Dimanche 9 novembre

    Départ en train pour arriver à Auschwitz le lundi 10 novembre au soir.

  • Mardi 11 novembre

    Matin : marche silencieuse depuis le Centre de Dialogue vers Birkenau, pour une prise de conscience de ce qui reste du camp et pour deux célébrations.

    Une célébration de la mémoire, au cours de laquelle seront proclamés les noms des personnes de nos familles ou d’amis disparus dans les camps nazis. Cette cérémonie sera accompagnée de lectures de textes religieux ou non.

    Une célébration de l’espérance, autour de la rampe d’arrivée dans le camp : là, sera déployé sur les rails un drap constitué par les différents tissus recouverts de « souviens-toi » dans toutes les langues. Ces quatorze tissus provenant des quatorze établissements seront au préalable cousus ensemble dans le train et roulés comme une Torah.

    La célébration s’achève par une marche vers la vie en dehors du camp.

    Après-midi : dans un amphithéâtre, discussions et table ronde animées par des adultes puis il y aura une représentation théâtrale d’un texte de Zvi Kolitz : Yossel Rakover s’adresse à Dieu. L’objectif de cette représentation est d’introduire les élèves à une interrogation juive sur la problématique du mal.

  • Mercredi 12 novembre

    Matin : temps spirituel, les participants pourront se rendre soit à la messe soit à une lecture de textes accompagnée de chants (cérémonie non chrétienne), puis visite du musée d’Auschwitz.

    Après-midi : possibilité pour ceux qui le souhaitent de visiter le Centre Juif d’Auschwitz et la synagogue. Les autres pourront se retrouver en groupes pour un temps de réflexion et retourner au musée accompagnés par des adultes ou se détendre. Départ en fin d’après midi.

  • Jeudi 13 novembre

    En fin de journée : arrivée à Paris.

 

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