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Tous les établissements Notre Dame de Sion

du monde entier

fêtent le 20 janvier

 

 

 

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L'histoire

Le 20 janvier 1842, Alphonse Ratisbonne, jeune juif non pratiquant accompagne un ami dans l'église Sant'Andrea delle Fratte lors d'un voyage à Rome. C'est alors qu'il est saisi par une expérience spirituelle qui va bouleverser sa vie et provoquer sa conversion au catholicisme ; il expliquera que, dans une lumière intense, Marie s'est manifestée à lui.

Dix ans plus tôt, son frère aîné, Théodore s'était converti et était devenu prêtre.

A la suite de l'évènement de Rome, Théodore fonde la congrégation de Notre Dame de Sion en 1843. Alphonse, ordonné prêtre en 1848, rejoint la congrégation en 1852.

Le nom de Notre Dame de Sion, choisi par les fondateurs, indique le sens qu'avait pour eux la personne de Marie, fille de Sion : Sion étant le nom biblique de Jérusalem.

L’inspiration de Théodore Ratisbonne s’est spontanément traduite dans l’éducation, une éducation de tout l’être ; en formant l’esprit des jeunes, en les ouvrant aux exigences de la vie et en les aidant à devenir de plus en plus eux-mêmes, en leur apprenant à accepter l’autre, tel qu’il est, et en particulier les juifs, reconnus dans leur identité singulière.

Dès le 19e siècle, les écoles de Notre Dame de Sion, à Jérusalem ou à Istanbul, comme à Londres ou à Bucarest, accueillent des enfants de religions différentes, éduquant chacun selon les exigences de sa foi. Aux chrétiens, Théodore Ratisbonne recommande : « Demeurez fermes dans la foi, sans prétendre l’imposer aux autres ».

Il s’agit d’apprendre à vivre dans l’attitude de « l’homme biblique », à l’écoute de Dieu et des autres. Cette perspective d’éducation, avec toutes ses richesses et ses résonances profondes, demeure présente dans les engagements de la Congrégation. Encouragés par la déclaration Nostra Aetate du Concile Vatican II (1965), les sœurs et frères de Sion auxquels se joignent des laïcs, ont pour tâche essentielle de rappeler aux chrétiens que les sources de l'Eglise sont juives.

A sa mort, Alphonse fut enterré à Ein Karem près de Jérusalem où il avait passé le reste de son existence et avait ouvert plusieurs orphelinats. Théodore repose dans le parc du lycée Notre Dame de Sion d'Evry.


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Dans les établissements de Notre Dame de Sion


Chaque année tous les établissements de Notre Dame de Sion du monde fêtent le 20 janvier.

C'est l'occasion pour chacun de rappeler quelle est l'origine de cette éducation et de la présenter aux élèves. Autrefois, les sœurs fabriquaient des sucres d'orge et en offraient aux élèves ce jour de fête, c'est pourquoi certains établissements ont gardé cette tradition.

Les professeurs principaux et les autres responsables sont invités à passer dans les classes pour que cette fête garde du sens aux yeux des élèves.

Aujourd'hui, les établissements de Notre Dame de Sion s'efforcent :

  • Sur le plan spirituel
    • D'affirmer la richesse et l'estime des différences en accueillant tous les élèves dans leurs traditions culturelles et religieuses.
    • D'aider les chrétiens à découvrir les sources juives de leur foi en Jésus-Christ, dans la connaissance et l'estime du judaïsme d'hier et d'aujourd'hui.
    • D'offrir à tous une culture biblique pour s'interroger ensemble sur le sens que chacun peut donner à sa vie.
  • Sur le plan éducatif
    • De favoriser l'accès à la culture pour se situer dans le monde et dans l'histoire ; de s'ouvrir à l'autre, au-delà de la peur que peuvent nous inspirer ses différences, le comprendre, combattre toute forme de discrimination, de racisme et en particulier d'antisémitisme.
    • D'affirmer la richesse du monde multiculturel et reconnaître, par l'éducation, la dimension universelle de l'Homme.
    • De faire mémoire : l'Homme est porteur d'une histoire personnelle et collective. Il ne peut être acteur d'un avenir à construire sans se souvenir du passé et sans volonté de réconciliation.
    • D'insister sur la formation au questionnement et à l'esprit critique pour parvenir à un meilleur discernement dans la formation religieuse comme dans la vie profane.
    • De regarder chaque jeune comme s'inscrivant dans une histoire, qui ne commence ni ne finit avec son passage à Notre Dame de Sion.

(Extraits de la Charte pour les établissements de Notre Dame de Sion – revue en 2003)

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